La déclaration notariale inclut l’abattement prélèvement sociaux plus-value immobilière

Lors d’une cession immobilière, le notaire calcule généralement l’impôt sur la plus-value et règle les sommes dues au Trésor public. La déclaration notariale prend en compte les abattements applicables, notamment celui lié à la durée de détention.


Le résultat dépend aussi du prix d’acquisition, des frais admissibles et des éventuelles exonérations fiscales. Comprendre ces étapes aide à anticiper le montant prélevé lors de la vente et les justificatifs à préparer.


A retenir :


  • Calcul distinct des bases imposables à l’impôt et aux prélèvements sociaux
  • Abattement progressif selon la durée de détention du bien
  • Déclaration et paiement généralement réalisés par le notaire vendeur
  • Exonérations possibles selon le logement, le vendeur ou l’opération

Calcul de la plus-value immobilière et frais déductibles


Une fois les règles générales posées, le calcul commence par comparer les montants retenus pour la vente et l’acquisition. Cette différence forme la plus-value brute, avant l’application de tout abattement fiscal.


Prix de vente et prix d’acquisition retenus


Pour établir cette base, le notaire part du prix inscrit dans l’acte et du prix payé à l’achat. Le prix de vente peut être ajusté des charges versées à l’acquéreur ou des frais justifiés supportés par le vendeur.


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Le prix d’acquisition peut intégrer les frais d’achat, certains travaux et des charges liées à l’acquisition. En l’absence de justificatifs, des forfaits sont prévus pour les frais d’acquisition et, sous conditions, pour les travaux.


Selon Notaires de France, les dépenses de travaux doivent respecter des conditions précises pour être ajoutées au prix d’achat. Un vendeur qui a conservé ses factures permet donc au notaire de vérifier plus facilement les montants admissibles.


Éléments retenus pour le calcul :


  • Prix de vente inscrit dans l’acte, ajusté des frais admissibles
  • Prix d’achat ou valeur déclarée lors d’une donation ou succession
  • Frais d’acquisition réels ou forfait prévu par les règles fiscales
  • Travaux justifiés ou forfait applicable sous conditions de détention

Élément Traitement possible Justificatif ou condition
Frais de vente Déduction du prix de cession Frais supportés et justifiés
Frais d’acquisition Ajout au prix d’achat Frais réels ou forfait de 7,5 %
Travaux Ajout au prix d’achat Factures admissibles ou détention supérieure à cinq ans pour le forfait
Bien reçu gratuitement Valeur d’acquisition issue de l’acte Donation ou déclaration de succession


Abattement fiscal selon la durée de détention


Après le calcul de la plus-value brute, la durée de détention réduit séparément les bases imposables à l’impôt et aux prélèvements sociaux. Les abattements commencent après cinq années révolues, selon des rythmes différents.


Pour l’impôt sur le revenu, l’abattement annuel est de 6 % de la sixième à la vingt-et-unième année, puis de 4 % pour la vingt-deuxième. Pour les prélèvements sociaux, le taux est de 1,65 % pendant cette première période, puis de 1,60 % la vingt-deuxième année.


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Au-delà de vingt-deux ans, les prélèvements sociaux bénéficient d’un abattement annuel supplémentaire de 9 %. Selon impots.gouv.fr, l’exonération totale intervient après vingt-deux ans pour l’impôt sur le revenu et trente ans pour les prélèvements sociaux.


Repères d’abattement par durée :


  • Six années révolues : 6 % pour l’impôt et 1,65 % pour les prélèvements sociaux
  • Quinze années révolues : 60 % et 16,5 % respectivement
  • Vingt-deux années révolues : exonération d’impôt sur le revenu
  • Trente années révolues : exonération des prélèvements sociaux

Durée révolue Abattement pour l’impôt Abattement pour les prélèvements sociaux
Six ans 6 % 1,65 %
Quinze ans 60 % 16,5 %
Vingt-deux ans 100 % 28 %
Trente ans 100 % 100 %


Impôt sur la plus-value et exonérations immobilières


Comme ces abattements ne réduisent pas les deux bases au même rythme, le montant taxable doit être déterminé séparément. La fiscalité ordinaire s’applique ensuite, sauf exonération prévue pour la situation considérée.


Taux d’imposition et prélèvements sociaux


Sur la plus-value nette imposable, le taux d’impôt sur le revenu est de 19 %, tandis que les prélèvements sociaux représentent 17,2 %. Une taxe complémentaire peut aussi concerner certaines plus-values immobilières élevées.


Selon impots.gouv.fr, cette taxe supplémentaire dépend du montant taxable après abattements et concerne les plus-values dépassant 50 000 euros. Le calcul définitif tient donc compte de plusieurs étapes, et non d’un prélèvement unique appliqué au prix de vente.


Résidence principale et autres exonérations fiscales


À côté de l’imposition classique, plusieurs exonérations fiscales peuvent écarter tout ou partie de la taxation. La vente de la résidence principale est exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sous réserve que le logement remplisse bien cette qualification.

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D’autres cas existent, notamment certaines ventes de faible montant ou des cessions liées au logement social. Un vendeur qui ne possède pas sa résidence principale peut également bénéficier d’un dispositif sous conditions, s’il réemploie le prix de vente pour en acquérir une.


Situations à examiner avec le notaire :


  • Vente d’un logement constituant effectivement la résidence principale
  • Cession répondant aux conditions d’une exonération liée au prix
  • Remploi du prix pour l’acquisition d’une résidence principale
  • Situation particulière du vendeur, notamment sous conditions de ressources

Déclaration notariale et paiement lors de la cession immobilière


Une fois l’assiette et les exonérations vérifiées, la démarche devient concrète au moment de signer la vente. Pour un immeuble ou un terrain, le notaire établit généralement la déclaration et règle l’impôt pour le vendeur.


Déclaration de plus-value préparée par le notaire


Le notaire rassemble les éléments utiles, calcule la plus-value imposable et complète la déclaration correspondante, notamment le formulaire 2048-IMM pour une cession immobilière. Le prélèvement intervient lors des formalités liées à l’acte de vente.


Selon Notaires de France, le vendeur doit transmettre les actes d’acquisition, les justificatifs de travaux et les frais pouvant modifier le calcul. Présenter ces documents assez tôt réduit les corrections de dernière minute et facilite la vérification des exonérations.


Vérifications après la signature de la vente


Le paiement effectué par le notaire ne signifie pas toujours que la déclaration de revenus peut être ignorée. La plus-value imposable doit notamment être reportée pour être prise en compte dans le revenu fiscal de référence, sans entraîner une nouvelle imposition.


Avant la signature, un vendeur peut demander au notaire de confirmer le prix d’acquisition retenu, la durée exacte de détention et les abattements appliqués. Cette vérification est particulièrement utile lorsque le bien provient d’une succession ou a fait l’objet de travaux importants.


Documents à réunir pour le dossier :


  • Acte d’achat, déclaration de succession ou acte de donation
  • Factures des travaux susceptibles d’augmenter le prix d’acquisition
  • Justificatifs des frais liés à la vente et à l’acquisition
  • Informations permettant d’établir l’usage et la durée de détention du bien

Source : Notaires de France ; impots.gouv.fr.

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